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Livre-Objet

Sous la dénomination Lille sont regroupées une série d’expositions et/ou de conférences données autour de la poésie visuelle.
La première exposition eut lieu en avril 1983 à Villeneuve d’Ascq, la dernière en décembre 1984 à Roubaix avec le concours de la DRAC Nord-Pas-de-Calais.
1981-1983

  •        Élaboration des premiers « modules » du livre ;
  •        Rencontre avec Pierre Garnier par l’intermédiaire de Martial Lengellé ;
  •        Premières tentatives de réunion des « modules » qui deviendront  autant de chapitres du livre.
  •        Rencontre avec Philippe Bootz par l’entremise de Pierre Garnier
  •        Création du groupe « Eutopie » : Philippe Bootz, Brigitte Dorez, Jean-Michel Héniquez, Martial Lengellé
  •        Manifeste provisoire (texte)

Exposition :

Du 24 avril au 6 mai 1983 / Villeneuve d’Ascq

Ce livre- objet a été élaboré de novembre 1981 à septembre 1983 où il prend sa forme définitive, celle d’un roman. Bien qu’il soit le produit d’une expression spontanée, il répond au souci de l’auteur de traquer « l’écrit » au plus loin de sa spécificité : « écrit » qui ne serait plus une mémoire d’oral, « écrit illisible » oralement.

L’écriture de ce livre-objet / livre d’artiste s’inscrit dans la droite ligne de ce qu’on a pu appeler, la « poésie concrète », tout en y apportant une contribution originale.

On est en présence du récit d’un roman, d’un poème, d’un mythe, d’un drame. Ce n’est pas une histoire qu’on raconte mais un « désir solidifié », un immense appel symbolisé par un gigantesque pliage, un calligramme-sculpture, dans le déploiement duquel le mot TOI trouve son écriture.

Au sein de ce livre : une « crypte » renfermant le mot qui ne doit pas être dit ou écrit, celui qui violerait la bouche ou le regard ; enclave interne, point de convergence des signes dans leurs mouvements, mot de plaisir et de souffrance, écho muet de ce livre-labyrinthe où se croisent tant de langages et quelque part dans le bruit et la couleur, le noir, l’obturation.

C’est de l’Amour dont on parle dans ce roman dont l’auteur se défend qu’il soit autobiographique. Et tout est dit dans ces quelques mots, syllabes, signes, sur l’évolution de la rencontre de deux êtres : amour-lumière, amour d’en haut, des premiers moments, brusque synthèse des lumières rouge/MOI et verte/TOI d’où jaillit la lumière jaune, symbole du NOUS ; mais ce que l’écrit propose, ce sont des couleurs-pigments, un amour de terre, d’en bas où le rouge et le vert donne le marron. Un livre ne peut donc être que le témoin de ce qui n’existe plus ainsi. Pessimisme ou lucidité de quelqu’un fasciné par le comportement des êtres mais surtout par le fonctionnement de leur cerveau, là où « ça parle ».

Constat de l’inéluctable nécessité de voir surgir, un jour, au cœur de l’UN, le remous, la turbulence, le désordre, opposé à l’ordre, mais nécessaire à son élaboration tout en demeurant destructeur. Ouverture obligée vers le tiers exclu : l’environnement, les autres, parce que l’intelligibilité des êtres demande de relier dépendance et autonomie, constance et changement.  Exposition : du 3 septembre au 2 octobre 1983 / Château de Querrieu (80)

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